Islande Grèce, même combat !

On l’aura oublié parce que l’Islande c’est pas très bandant, et puis ce qu’il s’y passe n’ayant jamais fait l’objet d’éclairage médiatique surdimensionné, cela s’est perdu dans les brumes de l’Atlantique nord. Alors pour mémoire, je me permets de vous offrir un petit iceberg pour vous la rafraîchir…

L’Islande s’est retrouvée dans les tumultes de la crise bancaire en 2008. Ses banques ayant joué gros aux USA étaient en culottes courtes. La droite aux affaires, comme d’habitude dans ce genre de situation, a voulu sauver les banques en faisant payer le contribuable islandais, lequel ne l’a pas entendu de cette oreille. Après pas mal de manifestations le gouvernement a été renvoyé à ses chères études, de même que son successeur de gauche, lui aussi gestionnaire de la crise. Au final les Islandais se sont dotés d’une nouvelle constitution et ont décidé de ne pas rembourser des dettes qu’ils n’avaient pas contractées… Les bienheureux ! Aujourd’hui bien que ce ne soit pas encore le Pérou, la situation islandaise n’est en rien comparable à celle de l’Irlande (à laquelle elle est souvent comparée).

Certes la situation grecque n’est pas comparable à celle de l’Islande. Elle est dans l’Europe, et mieux (sic), dans la zone Euro. Là où l’Islande a pu dévaluer lorsque cela était devenu nécessaire, elle l’a fait, sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit, sinon à son peuple, et sans avoir à passer par les contrôles budgétaires de l’hydre à trois têtes. Bref, l’Islande est maître de son destin. Et là est toute la différence.

Nous, nous avons une banque centrale indépendante ! Quel miracle de gestion technicienne ! Elle échappe à tout contrôle des citoyens de l’Europe, quand l’Islande vient de renforcer sa démocratie. Et oui, c’est possible.

La Grèce ne pourra payer sa dette (surtout pas avec des couches supplémentaires) c’est clair maintenant, surtout aggravée de mauvaises dettes privées. Ces gens-là, totalement irresponsables, ne cherchaient que profits. Au final, qu’ont-ils fait ? Ce qu’ils ont donné en héritage au peuple grec c’est bien plus qu’une dette, c’est une immense récession, des revenus mortifères et une augmentation sans précédent du chômage.

Alors si on écoute les Merckel et Sarkozy dont l’unique objectif est de maximiser les profits de leurs amis déjà richissimes, il faudrait continuer à faire le bonheur des Grecs malgré eux. Je crois bien que les Grecs ont intérêt de sortir au plus vite de ce merdier institutionnalisé. Et nous itou ! Et je le dis sans avoir besoin de partager les options politiques de Mme Le Pen. Je ne crois pas les politiques, tout simplement. Je crois au peuple, à la maîtrise de son destin. Les Islandais nous en ont donné un saisissant exemple !

Islande Grèce, même combat !

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Un beau merdier européen…

Je n’en peux plus des propos vertueux entendus des deux côtés du Rhin. Nous, nous  serions si sérieux, si conséquents, si économes, si travailleurs, si fourmis. Nous ne sommes pas disposés à entretenir des cigales. En 1917 on parlait de grécaille… Ah les bonnes vieilles habitudes !

Et allez ! Explication commode, pas dérangeante, dans l’ordre moral : on bosse, on croûte, on bosse pas, on crève. C’est Jean de La Fontaine qui l’a dit, mieux que moi, je vous l’accorde.

Non, c’est trop simple, pas assez tordu. Pas assez eu-ro-pé-en ! Ce que je crois, au-delà des erreurs grecques dont personne ne disconvient, même pas les Grecs, c’est que la situation grecque ressort d’un plan organisé. A quelle fin ? Un paquet…

D’abord à 120% du PIB la dette grecque était déjà impayable par les Grecs. Pourquoi s’évertuer à les renflouer, eux qui sont habitués à des défauts du service de leur dette ? Mais pour sauver l’Euro. Ben quoi !?

Ensuite les pauvres banques qui ont prêté (avec beaucoup de légèreté) devaient être sauvées. Mis à part que l’on se demande bien ce qu’elles ont prêté en réalité. De la monnaie scripturale, ou des vrais sous ? Jeu risqué, car le jour où beaucoup de remboursent plus… Boum !

Montrer qu’il y a tout de même une certaine solidarité dans la zone Euro. Certes on ne le fait pas sans remontrances justifiées aux mauvais élèves, mais on le fait. On prête donc, encore, encore, à qui ne pourra pas rembourser. On gesticule, des deux cotés, pour la bonne forme, jusqu’à être sûr que la tête de la victime est plus que sous l’eau.

Créer le désordre démocratique et social. Il faut mettre d’évidence en place une politique d’austérité : un remède de cheval. Forcément tout bon (ou mauvais politique) ne fera pas l’affaire, alors on mettra en place un gestionnaire, non élu, de préférence passé chez Lehman Brothers… Bref, un banquier. Tout ceci avec la bénédiction du Père Fouettard monétaire.

Exercer la pire répression envers le peuple qui ne l’entend pas ainsi. Mêler à la sauce quelques casseurs pour discréditer les manifestants. Des vieilles combines…

Tester, au niveau d’un état désormais KO, une nouvelle forme de répression économique au service de la finance internationale. Et, la démarche validée, l’élargir, passer au suivant… Le Portugal, L’Espagne, L’Italie, la France, l’Allemagne… Attendez, vous vous moquez de moi, pensez-vous. Cela ne peut toucher l’Allemagne pensez-vous ! Elle qui se porte si bien économiquement…

Ben oui, 20% de travailleurs à 400€ par mois, pour moi ça s’appelle 20% de chômeurs payés au rabais, plus les autres… L’économie allemande n’est pas aussi florissante qu’elle n’y parait, alors pensez, les autres…

Les petits français qui se croient bien tranquilles, qui se laissent bercer par les balivernes sarkoziennes vont être bientôt surpris. Oui, notre dette est bel et bien partie elle aussi dans un cercle vicieux, mais il ne va pas le chanter sous les toits, surtout pas à la veille d’être réélu…

Pitié, non ! Pas de cauchemar !

Rendez-vous pour la suite très bientôt. Je vous parlerai de choses amusantes, comme la fin du pétrole, et l’augmentation des prix de l’énergie. De la rigolade d’un tout autre niveau en perspective…

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